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| Catégorie | Essais littéraires |
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| Tag: | Harmattan |
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Réfléchir sur le Nègre blanc, c’ests ‘interroger sur sa propre identité, mais c’est encore être amené à respecter celle des autres. À partir du phénomène du Noir albinos, reconnu comme génétique au XVIIIe siècle, la réflexion se développe parmi les travestissements littéraires et artistiques, notamment dans la littérature et la bande dessinée. Au XIXe siècle surtout, le Nègre blanc devient un Blanc considéré comme un vil esclave, alors qu’au XXe siècle, les écrivains coloniaux puis les Noirs eux-mêmes prennent la parole pour se gausser de la prétention des Nègres blancs qui singent le colonisateur…
Si les contes, que ce soient ceux de Perrault et de Grimm, font partie intégrante de notre littérature et de notre culture, ceux des autres continents – et en particulier ceux de l’Afrique – restent à découvrir… Les Contes du griot de Kama Kamanda nous initient ainsi à d’autres modes de vie, nous font partager des aventures avec d’autres animaux, d’autres personnages que ceux auxquels nous sommes habitués : les enfants volent des mangues, les singes se disputent avec les tortues… L’Afrique y est omniprésente avec ses légendes, ses croyances et sa féerie qui nous entraînent dans un univers merveilleux plein de naïveté, de sincérité et de fantaisie.
Comment dire adieu à un être cher alors que le monde entier est frappé par une crise sanitaire, que le défunt repose au Nigeria et que ses enfants sont bloqués en Angleterre et aux États-Unis ? Le père de Chimamanda Ngozi Adichie vient de mourir. Séparée de ses proches, cette dernière vit un deuil empêché et solitaire. Elle écrit alors sous la forme de courts chapitres, composés comme des soubresauts de chagrin et de rage, où l’amour et l’admiration qu’elle portait à son père explosent à chaque page. James Nwoye Adichie a traversé plusieurs époques de l’histoire du Nigeria. S’il a transmis la culture et la langue igbos à ses enfants, essentielles œuvre de l’autrice, il s’est aussi élevé contre certaines traditions de son pays. En partageant des anecdotes familiales simples et touchantes, Chimamanda Ngozi Adichie rend hommage au professeur émérite de l’université du Nigeria, mais surtout au père humble et affectueux qu’il était, son « dadounet originel ». La perte se voit ainsi transcendée par l’amour et la transmission.
L’ancienne France, qui avait au Moyen Age conquis l’Angleterre, fondé le royaume de Sicile et participé à la création des Etats francs d’Orient, reste sur la réserve quand, aux XVe et XVIe siècles, Portugais et Espagnols se partagent le monde. En dépit de l’absence politique de la nation, des négociants et des marins issus des provinces maritimes sillonnent les eaux du globe, commerçant, pêchant, s’essayant même, en violation du monopole ibérique, à quelques tentatives d’installation. La révolte des Hollandais contre les Espagnols et leur assaut victorieux contre l’Asie portugaise des épices entraînent bientôt Français et Anglais dans la voie des conquêtes durables.
Alors que le roi de France demeure en Europe prisonnier des guerres extérieures et civiles, des aventuriers lui offrent un empire colonial: la Nouvelle-France, Terre-Neuve, la Guyane, les Antilles, la Louisiane, les Mascareignes, Pondichéry. Quoique peu peuplé et mal défendu, ce domaine d’outre-mer prend conscience de sa réalité sous Colbert. Pourtant, à la fin de son règne, Louis XIV concède un premier démembrement de ses possessions aux Anglais. En 1763, Louis XV ne possède plus que quelques îles et quelques comptoirs. C’est alors que la disparition de l’empire territorial en friche révèle la richesse de l’empire commercial antillais qui permet à la France de dominer le marché des sucres et des cafés. Mais bientôt, à Saint-Domingue, la Révolution sonne l’heure du soulèvement des esclaves. Napoléon, malgré les moyens qu’il met en œuvre pour anéantir l’Angleterre et s’approprier son empire colonial, échoue. La » seconde guerre de Cent Ans « , commencée sous le Grand Roi, s’achève: la Grande-Bretagne exerce une hégémonie planétaire qu’elle conservera jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
Ce deuxième volume de mes nouvelles regroupe des textes écrits entre 1953 et 1984. A l’exception de Mashoka alfu moja (L’insurrection des Milles Haches) paru en 1986 aux éditions Gallimard, dans le collectif intitulé POUR NELSON MANDELA, toutes ces nouvelles sont inédites en France. Le Veilleur de nuit, écrit pour Le Monde, devait paraître plus tard, à Tübingen (Mélanges, offerts à Aimé Césaire) ensuite, en anglais, aux USA. Oni Loni Jé, figure dans » Hommage à Léopold Sédar Senghor » ouvrage publié par le Moussem culturel d’Asilah, Forum culturel afro-arabe dont je suis un des principaux fondateurs avec Mohammed Benaïssa ancien ministre de la culture du Maroc et Tchicaya U. Tam’si. C’est enocre à Tübingen que paraît Une Grande Amitié, tandis que Funmilayo a eu les honneurs du Bulletin de l’ASCALF Université de Dublin (Irlande). Les Editions Wologuèdè (Bénin) ont publié les Francs-Maçons, écrit en 1954. La majorité des nouvelles traduites en anglais est connue des lecteurs anglo-saxons, alors que la totalité a été, de 1984 à 1996, refusée par plus de dix éditeurs français. Outre le surréel, amitié, amour, tendresse, humour, violence et radioscopie du racisme piégé dominent ces récits. On avait, à un moment donné, pensé à en faire un autodafé. Folie ? Non. Révolte d’un auteur qui en avait assez des mépris et de l’ostracisme d’un milieu où il constate l’étouffement de la littérature africaine d’expression française éditée par des éditeurs de moyenne importance. La publication, dans cette édition béninoise, est due à une seule phrase d’un ami africain-americain : » Plutôt que de les brûler, pourquoi ne pas en faire don à notre bibliothèque ? Elles échapperaient ainsi à la Francophonie « . Deux amis (une Anglaise et un Irlandais) m’ont, eux aussi, suggéré de donner les manuscrits aux Bibliothèques de leur université. Mais je veux que mon pays et l’Afrique ne soient pas frustrés. Cette volonté qui s’est opposée à l’autodafé. L’avenir me donnera peut-être tort.
Il s’en est fallu de peu que Moni-Mambou ne devienne esclave après son séjour mouvementé à Akrikritomékry. Grâce à Zimoli, sa compagne, et Nzila, son fils, il en a réchappé. Après bien des péripéties, Moni-Mambou et les siens débarquent à Mbanza-Kimpa, une cité où se passent des choses étranges. En s’y intéressant de trop près, Moni-Mambou s’attirera de sérieux ennuis.
Directeur du bureau africain du Forum du tiers monde, auteur de nombreux livres d’analyse économique, l’auteur se situe ici sur le terrain du politique et intègre les différents problèmes dans un cadre local et dans leur interaction à l’échelle mondiale.
Le présent travail va montrer, avec différents outils d’analyse, les concordances et les discordances entre ces écritures féminines qui appartiennent à des champs littéraires plus vastes : la littérature antillaise, maghrébine et subsaharienne. Nous concevrons notre recherche sur une perspective de confrontation entre ces écrits à travers une thématique commune : l’enfance. Elle sera abordée, paradoxalement et de façon ambivalente à travers la sacralisation et la désacralisation. Ce choix du thème répond intérêt croissant que nous portons à la figure de l’enfant qui nous semble privilégiée dans les écrits de femmes. Quant au choix des romancières, il correspond à une curiosité attentive pour les littératures antillaises et subsahariennes qui mettent en avant une certaine démarcation par rapport à la littérature maghrébine qui a fait l’objet de nos précédentes recherches.
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