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Si Nonvitcha nous était conté…
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| Catégorie | roman |
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Tome1 Le chemin du non-retour
Adjao a oublié la promesse faite un jour aux dieux des tambours de les servir jusqu’à la fin de sa vie. Il leur avait demandé la fertilité pour couronner son mariage où l’absence d’enfant menaçait la dislocation du couple. Mais une fois comblé, une fois l’enfant né, Adjao a semblé faire dos à cet engagement. Surtout que l’enfant en question, devenu riche et peu flatté par le métier de griot de son père, lui a demandé de tout laisser tomber en échange d’une vie plus sereine et à l’abri du besoin. Mais les choses ne fonctionnent pas de cette façon. Hanté par l’esprit d’Ayanagalu, traqué par les gens de la tradition qui lui recommandent de se retremper dans ses vieux habits de griot, le vieil Adjao mesure avec gravité la menace qui pèse sur lui et sur sa famille. Surtout sur l’enfant prodige. Mais il refuse de se prêter au jeu des croyances de son milieu. A travers la première partie de cette histoire, nous voyons comment se constituent les pièces de ce drame qui s’interroge sur la place du griot dans les sociétés africaines modernes et la portée des engagements pris au nom de notre propre confort. Une histoire forte à l’heure où on parle de revalorisation des religions traditionnelles…
Le temps suspendu
Ils sont beaux, jeunes, promis à un bel avenir et veulent échanger leurs vœux devant Dieu et devant les hommes. La veille, alors que l’homme s’apprête à aller enterrer sa vie de garçon en compagnie de ses amis, il fait un tour chez sa fiancée. Stupeur : dans la chambre, la future mariée est dans les bras d’un autre. Décomposé, révolté, le jeune homme accuse le coup, mais décide, contre toute attente, de célébrer le mariage. En lui, un plan se met en place. Jusqu’où ira-t-il pour nourrir sa vengeance ? Pourquoi faire souffrir l’autre alors qu’on n’est pas soi-même un exemple de vertu ? Dans le tome 1 de cette saga, les deux personnages se livrent, sans réserve, à un combat de nerfs. Si, pour l’homme, ce combat est physique et explosif, pour la femme, il est subtil et intérieur. Mais chaque pas posé par les personnages se transforme en conflit permanent, et chaque situation, en un volcan qui explose.
Deux collégiens, Olaoyé et Iyabo, sont épris l’un de l’autre. Banal, cet amour est supposé n’être qu’une expérience pour les deux tourtereaux dont l’idéal sentimental est, pour leurs proches, condamné à se heurter aux épreuves de la vie. Mais, comme le dit le poète, c’est ignorer la « seconde surprise de l’amour », c’est ignorer que rien, ni les hommes ni les obstacles, ne peut briser l’élan de ces deux êtres animés par le feu sacré. C’est la fable de Tristan et Yseult, l’histoire de Roméo et Juliette revisitée. Mais ici, les deux amoureux ne mourront pas de leurs amours ; ils vivront leur passion envers et contre tous, jour après jour, jusqu’à la vieillesse et dans l’au-delà. Par leur exemple, ils justifient l’adage qui dit que « le premier amour est toujours le dernier »…
Les Chemins de la Vérité
Séparé d’Ibironkè, son épouse, Délé Craig, patron d’une entreprise de BTP, pensait trouver le réconfort dans les bras d’une autre femme, en se lançant tout azimut dans les aventures extraconjugales. S’il rejette les avances de la fantasque Alero, sa secrétaire au bureau, il préfère les élans enfiévrés de Buiki, la jeune femme avec qui, la veille de son mariage, il pensait pouvoir enterrer sa vie de garçon. Mais Alero se sent presque « trahie ». Arrêtée pour trafic de stupéfiants, elle accuse Délé d’en être le commanditaire. La police appréhende le jeune homme et le fait incarcérer. Commence pour Ibironkè, la femme répudiée, un véritable parcours du combattant afin d’innocenter son époux et le faire libérer. Dans le deuxième tome de La Nuit Fatale, l’histoire d’Ibironkè et de Délé Craig se conjugue à coups de cris, de blessures et de larmes. Si, à des moments donnés, l’homme pense maîtriser les événements, il se rend compte, à la lueur de leurs développements, qu’il n’en est que le jouet vulgaire et mécanique.
« Mon père disait : tu verras le pays chaud comme une patate douce, avec des femmes chaudes, les seins nus, des femmes aux seins pointus, aux seins arrogants, elles te feront boire des éclairs de soleil et t’appelleront grand frère ». Les souvenirs et la nostalgie de ce père ont nourri au fil des ans l’enfant noir né à Villacoublay. Jeune homme, il se rend pour la première fois sur cette terre d’Afrique qui est aussi la sienne. Héritier de deux cultures, comment va-t-il trouver le pays de ses ancêtres ? L’Histoire a parfois des accélérations qui projettent les destinées dans un tourbillon de vertiges. Il va vivre ce tourbillon en compagnie de Germaine, au milieu des déchirements et des conflits politiques. C’est un roman de l’Afrique d’aujourd’hui. Face à son destin, jamais la femme noire n’a été ainsi magnifiée dans sa douleur et dans ses espoirs. Elle est là qui témoigne pour toutes les femmes. Finalement, se dessine une Afrique vue de l’intérieur, loin des images d’Épinal des dépliants touristiques. La sincérité du récit bannit toute complaisance. Ce sont les joies, les peines, les rites, les espérances et parfois le désespoir de tout un peuple. Au long du chemin, il y aura Germaine, la femme-symbole… Comme il est écrit : « Elle est la terre, elle est l’arbre, elle est le ventre où vient dormir les soirs de pleine lune l’esprit du pays ».
Il est beau et riche, elle est belle et heureuse. Leur avenir est tout tracé. Mais elle ne veut pas ce destin de femme au foyer, parce qu’elle souhaite s’accomplir dans un travail à la mesure de ses ambitions : femme d’affaires, entre deux avions, à l’image de certaines de ses amies. Mais le mari s’y oppose, refuse d’avancer le capital qu’elle lui a demandé. Alors, elle devient insupportable, alterne provocations et chantages. En fait, la pauvre est manipulée par une amie, qui la pousse à adopter cette stratégie du pourrissement pour un mais inavouable. Pierre précieuse est un huis clos sur les fondements du couple et de ses ressorts. Comment gérer le regard des autres sur son ménage ? Quoi privilégier dans leurs jugements ? D’ailleurs, est-il raisonnable de tendre les oreilles à autrui ? Sans donner de leçon,
Une malédiction frappe Akambi et son frère depuis un certain nombre d’années. Malheureux dans la vie professionnelle, les deux frères n’arrivent pas à expliquer les malheurs successifs qui s’abattent sur eux. Après consultation, il leur est révélé qu’un crime de sang commis par leur père est la cause de cette infortune. Mais pour y mettre fin, tout un rituel leur est proposé qui exige mort d’homme dans la famille. Akambi décide de porter le poids de cette lourde responsabilité : mais au lieu de lui-même, c’est sur son fils et sur sa femme que le sort s’acharne… Doit-on répondre des actes posés par ses parents ? Comment construire sa propre vie alors que pend sur soi un sort auquel on est soi-même étranger ? Entre le passé et le présent, rire et larmes, ce roman nous entraîne dans les arcanes de l’Afrique profonde avec ses croyances et ses pratiques et nous instruit que la responsabilité générationnelle est avant tout un acte d’héritage.
Deux destins que tout oppose se croisent : un bébé abandonné par Monique, une femme démunie et un couple riche en quête d’un enfant. Adopté, le bébé grandit dans ce foyer où, par miracle, un autre enfant naît, Déji. Vingt années passent, Déji se retrouve sur le chemin de JoJo, une danseuse. Amoureux, il ne vit que dans la certitude de l’épouser. Mais JoJo, c’est la fille de Monique, elle ne sait pas que son fiancé est le frère de lait de son propre demi-frère. Plus grave : les parents de Déji s’opposent à elle, arguant qu’une danseuse n’est qu’une femme de mœurs légères. Dans cette intrigue où l’on avance à tâtons, les personnages deviennent des marionnettes aux mains du destin qui les instrumentalise et se joue d’eux. Heureusement que l’amour est là. Puissant antidote contre les trajectoires imposées, il donne parfois à la vie des saveurs insoupçonnées.
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