| Poids | 0,539 kg |
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| Dimensions | 22,6 × 14,1 × 3,1 cm |
AFRIQUE COLONISATION PHILANTHROPIQUE RECOLONISATION
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| Catégorie | Actualités & Reportages |
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| Tag: | Harmattan |
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« Jour après jour, s’insinuant en moi à pas de loup, la mer a accompli sa tâche. Elle m’a envahie, a noyé tous les paysages de la mémoire, et les bougies de l’enfance se sont éteintes. Mais on a beau laver son corps, le savonner et le parfumer, l’odeur de la peau finit toujours par remonter. Ils ont retrouvé ma piste la nuit dernière. »
Dans une île des Caraïbes, vit Marie-Eve, une femme apparemment comblée. A la veille d’un vernissage qui va assurer sa consécration, elle rencontre un couple étrange, qu’elle a peur de reconnaître.
Commence alors un long voyage intérieur qui nous conduit au Gabon, puis sur les rives du Congo. Au centre du roman une histoire d’amour dans une Afrique ensoleillée, qui danse et chante ; une Afrique qui veut demeurer attachée à d’anciennes croyances et, dans le même mouvement, s’interroge sur sa place dans ce siècle de vitesse. La narratrice nous fait découvrir une société sur laquelle elle pose un regard affectueux, souvent ironique, toujours lucide. Au-delà d’un pays, c’est une plongée dans la profondeur d’un être décidé à aller jusqu’au bout d’elle-même. Il lui faudra franchir le fleuve, changer de paysage, aborder l’autre rive.
L’abondance du récit, la minutie des descriptions, la diversité des personnages, les premières entreprises d’un héros ambigu, l’homme du destin dont on pressent l’ascension future, le fond historique réel où se déploie la fiction aux multiples péripéties, le ton détaché, drôle ou grave, tout conspire à faire de l’Homme du Troupeau du Sahel – premier tome d’une trilogie intitulée les Cités du Termite – l’ouverture, accomplie en elle-même, d’une moderne épopée africaine.
Si les contes, que ce soient ceux de Perrault et de Grimm, font partie intégrante de notre littérature et de notre culture, ceux des autres continents – et en particulier ceux de l’Afrique – restent à découvrir… Les Contes du griot de Kama Kamanda nous initient ainsi à d’autres modes de vie, nous font partager des aventures avec d’autres animaux, d’autres personnages que ceux auxquels nous sommes habitués : les enfants volent des mangues, les singes se disputent avec les tortues… L’Afrique y est omniprésente avec ses légendes, ses croyances et sa féerie qui nous entraînent dans un univers merveilleux plein de naïveté, de sincérité et de fantaisie.
Il y a trois hommes en Pierre Messmer : le soldat qui, dès le 17 juin 1940, a refusé l’armistice et entrepris, les armes à la main, de rendre à la France sa liberté, de Dakar à la frontière du Rhin en passant par Bir Hakeim et El Alamein ; l’administrateur colonial qui a assisté, navré, au naufragdochinois avant d’organiser lucidement la décolonisation de l’Afrique ; le ministre enfin, demeuré neuf ans à la tête des Armées par la volonté du général de Gaulle – un record dans l’histoire républicaine -, confronté à deux putschs, ordonnateur de la force de dissuasion nucléaire, et qui terminera sa carrière gouvernementale comme Premier ministre de Georges Pompidou.
Un seul de ces épisodes aurait largement rempli toute une vie. Pierre Messmer collectionne, sans en parler, les batailles, les évasions, les événements historiques. Discrètement, modestement, comme si tout cela allait de soi.
Plus que des mémoires, Après tant de batailles rassemble ses témoignages rédigés à chaud. On y découvre un Pierre Messmer inconnu et, pour tout dire, méconnu. Un homme d’une exceptionnelle lucidité sur lui-même et ses contemporains, épinglant d’une remarque ironique un Malraux ou un Bigeard, révélant au détour d’une phrase quelques secrets d’Etat l’enlèvement d’Antoine Argoud ou l’aide américaine à la bombe atomique française, troussant enfin des portraits inattendus de quelques vedettes de la scène politique nationale et internationale.
La vie de Pierre Messmer vaut bien des romans d’aventures.
En 1898, le capitaine Voulet, type même du « bâtisseur » de notre empire colonial, s’associe avec le lieutenant Chanoine, fils du ministre de la guerre, pour conduire d’ouest en est une expédition vers le lac Tchad. C’est l’époque où le commandant Marchand prend position sur le nil, à Fachoda, au risque d’une guerre avec l’Angleterre. La mission Voulet-Chanoine quitte Bordeaux en Juillet 1898. En septembre, après avoir remonté le Sénégal en bateau puis traversé le haut plateau mandingue (sud du Mali actuel), elle se divise en deux groupes. L’un embarque sur le Niger qu’il descendra jusqu’à Say, l’autre traverse les territoires nouvellement conquis au Brukina, dans la boucle du fleuve. Début 1899, pour la dernière année du siècle, les unités très disparates de la mission passent sur la rive gauche du Niger et marchent à la frontière des possessions encore mal définies des Britanniques au Nigeria. Bien que les ministres concernés soient sans nouvelles de l’expédition depuis des mois, une étrange rumeur prend corps à Paris. Au point que les autorités envoient, sur les traces de Vouvet et de Chanoine, un officier au-dessus de tout soupçon qu’elles chargent d’une enquête. Cet officier, le colonel Klobb, Saharien de grande valeur, est accompagné d’une escorte légère. Il découvre, dans le sillage de ceux qu’il cherche, une immensité d’horreurs.
Rires noirs ? Voulez-vous dire que les Noirs ont le rire noir ? N’est-ce pas creuser le malentendu, en partant d’une mauvaise plaisanterie, à propos de sujets qui mériteraient d’être traités sur un ton plutôt sérieux. Sans doute, mais le lecteur critique qui passe après l’écrivain n’a pas à désamorcer les bombes à retardement qu’il trouve dans ce qu’il lit. Il saute dessus : en lisant, il les fait exploser en éclats de rire. Voici ces éclats dans le roman des romans des Rires noirs du monde noir.
Au lendemain de l’écroulement de la puissance napoléonienne, la monarchie bourbonienne restaurée met beaucoup d’acharnement à récupérer les quelques territoires que l’Angleterre a accepté de lui restituer. Dans les derniers jours du règne de Charles X, l’expédition d’Alger, origine opération de politique extérieure, inaugure une reprise de l’expansion qui ira s’amplifiant sous la Monarchie de Juillet, le Second Empire et plus encore la Troisième République.
Ainsi s’est constitué le second empire colonial français, même si l’opinion et le personnel politique ne vibrent pas unanimement, loin de là, aux entreprises et aux succès de leurs soldats, de leurs fonctionnaires, de leurs missionnaires.
Pourtant, avec la fin des opérations de conquête, les Français se rallient, de plus en plus nombreux, idée de l’empire, à laquelle l’Exposition de 1931 les sensibilise davantage. Au lendemain de la Libération, ils communient brièvement dans l’illusion de constituer avec les peuples d’outre-mer une grande » Union française fraternelle « .
Or la Seconde Guerre mondiale, avec l’entrée en scène de puissances extra-européennes, a profondément ébranlé un édifice tenu pour indestructible. Avec une répugnance tempérée de résignation, la France se défera en peu d’années de l’essentiel de ses possessions: dans le sang et le drame (Indochine, Algérie…), ou bien dans la concertation (Afrique noire). Le prestige de De Gaulle, qui comprit, en dépit de ses préférences personnelles, la nécessité historique de cette évolution, aida grandement la nation à franchir ce cap.
Quand ils ne suscitent pas l’admiration obscène pour la « toute-puissance » de la technologie, les conflits militaires de cette fin de siècle provoquent le sentiment d’un déchaînement de violence irrationnelle et archaïque. Mais la guerre et ses horreurs n’appartiennent-elles qu’au passé de l’humanité? Ou bien, sous des apparences chaotiques, une logique les relie-t-elle au monde d’aujourdhui ? Bernard Doray, psychiatre, nous conduit à sa suite sur quelques-uns des grands champs de souffrance contemporains. à Sarajevo, où s’active l’enfant dénicheur de bombes, en Algérie, auprès d’Abdelnasser, dont les dessins sont autant d’efforts pour donner sens à ce qu’il a vécu, au Rwanda, pour entendre le récit dantesque de « Marie-Goretti », au Chiapas, en Tchétchénie, au Vietnam… C’est l’envers, en quelque sorte, de l’humanitaire, la face obscure de l’ordre du monde : guerre aux enfants, guerre aux ventres, guerre à la mémoire, guerre à l’humain en l’homme. Ce qui se marque là, à travers bourreaux et victimes, c’est, pense Bernard Doray, la réalité d’un processus de d’ésymbolisation de grande ampleur : processus qui a beaucoup à voir avec la formidable poussée du capitalisme globalisé. Le néolibéralisme dans ses œuvres. version définitive. Quand ils ne suscitent pas l’admiration « obscène de la technologie », les conflits militaires de cette fin de siècle provoquent le « sentiment d’un déchaînement de violence irrationnelle et archaïque ». Mais la guerre et ses horreurs appartiennent-elles au passé de l’humanité ? Ou bien, sous des apparences chaotiques, une logique les relie-t-elle au monde d’aujourdhui ? Psychiatre, psychanalyste, Bernard Doray nous conduit à sa suite sur quelques-uns des grands champs de souffrance contemporains. À Sarajevo, où s’active l’enfant dénicheur de bombes ; en Algérie, auprès d’Abdelnasser, dont les dessins sont autant d’efforts pour donner sens à ce qu’il a vécu ; au Rwanda, pour entendre le récit dantesque de « Marie-Goretti » ; au Chiapas, au Guatemala, en Tchétchénie, au Vietnam… S’y dévoile, en quelque sorte, l’envers de l’humanitaire, la face obscure de l’ordre du monde : guerre aux enfants, guerre aux ventres, guerre à la mémoire, guerre à l’humain en l’homme ! Ce qui se marque là, à travers bourreaux et victimes, c’est, pense Bernard Doray, la réalité d’un processus de dé symbolisation de grande ampleur processus qui a tout à voir avec la formidable poussée du capitalisme globalisé. Le néolibéralisme dans ses oeuvres…
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