| Poids | 0,384 kg |
|---|---|
| Dimensions | 21,5 × 13,5 × 1,6 cm |
L’Image du tiers monde dans le roman français
$20,00
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| Catégorie | SCIENCES HUMAINES & SOCIALES & LETTRES |
|---|---|
| Tag: | Harmattan |
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|---|---|
| Dimensions | 21,5 × 13,5 × 1,6 cm |
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Anthologies pour l’enseignement secondaire et supérieur. Cette collection offre un panorama de la production littéraire des grandes zones géographiques. Le plan adopté propose un découpage par pays ce qui permet de mettre en évidence l’émergence des littératures nationales. Destiné en priorité aux élèves de l’enseignement secondaire et supérieur, chaque ouvrage est à la fois :
– un manuel où des appareils pédagogiques aident à la compréhension et étude des textes ;
– un livre de référence où des synthèses brossent le tableau littéraire de chaque pays et ouvrent des pistes de réflexion sur les aspects généraux de la littérature.
Premier ouvrage de la collection qui propose, textes en main, un panorama général de toutes les littératures de langue française, de Montaigne à Senghor, de Rousseau à Césaire, de Simenon à Kateb Yacine, de Gaston Miron à Rabearivelo… Il met en lumière les diversités, la maturité et la légitimité de ces littératures francophones.
Le texte est accompagné par : un encadré permettant de situer l’auteur ; une introduction éclairant la place de l’extrait choisi dans l’œuvre ; des notes explicatives et un appareil pédagogique. À la fois manuel (des appareils pédagogiques aident à la compréhension et étude de textes) et livre de référence (des synthèses permettent de faire le point sur des grandes questions littéraires et proposent, région par région, un tableau systématique des littératures francophones), cette anthologie place « à la une » des auteurs qui ont réussi à transmettre, par-delà les frontières et le temps, leur passion de la langue française.
Douze nouvelles, écrites par douze auteurs venant de douze pays différents d’Afrique noire francophone : ce livre est le résultat d’un concours littéraire lancé par Africa n° 1, autour d’un thème unique : trente ans d’indépendance. Le bilan apparaît bien amer : au kilomètre 30, les désillusions ont fait suite aux espoirs les plus fous.
Rires noirs ? Voulez-vous dire que les Noirs ont le rire noir ? N’est-ce pas creuser le malentendu, en partant d’une mauvaise plaisanterie, à propos de sujets qui mériteraient d’être traités sur un ton plutôt sérieux. Sans doute, mais le lecteur critique qui passe après l’écrivain n’a pas à désamorcer les bombes à retardement qu’il trouve dans ce qu’il lit. Il saute dessus : en lisant, il les fait exploser en éclats de rire. Voici ces éclats dans le roman des romans des Rires noirs du monde noir.
Il y a trois hommes en Pierre Messmer : le soldat qui, dès le 17 juin 1940, a refusé l’armistice et entrepris, les armes à la main, de rendre à la France sa liberté, de Dakar à la frontière du Rhin en passant par Bir Hakeim et El Alamein ; l’administrateur colonial qui a assisté, navré, au naufragdochinois avant d’organiser lucidement la décolonisation de l’Afrique ; le ministre enfin, demeuré neuf ans à la tête des Armées par la volonté du général de Gaulle – un record dans l’histoire républicaine -, confronté à deux putschs, ordonnateur de la force de dissuasion nucléaire, et qui terminera sa carrière gouvernementale comme Premier ministre de Georges Pompidou.
Un seul de ces épisodes aurait largement rempli toute une vie. Pierre Messmer collectionne, sans en parler, les batailles, les évasions, les événements historiques. Discrètement, modestement, comme si tout cela allait de soi.
Plus que des mémoires, Après tant de batailles rassemble ses témoignages rédigés à chaud. On y découvre un Pierre Messmer inconnu et, pour tout dire, méconnu. Un homme d’une exceptionnelle lucidité sur lui-même et ses contemporains, épinglant d’une remarque ironique un Malraux ou un Bigeard, révélant au détour d’une phrase quelques secrets d’Etat l’enlèvement d’Antoine Argoud ou l’aide américaine à la bombe atomique française, troussant enfin des portraits inattendus de quelques vedettes de la scène politique nationale et internationale.
La vie de Pierre Messmer vaut bien des romans d’aventures.
Au lendemain de l’écroulement de la puissance napoléonienne, la monarchie bourbonienne restaurée met beaucoup d’acharnement à récupérer les quelques territoires que l’Angleterre a accepté de lui restituer. Dans les derniers jours du règne de Charles X, l’expédition d’Alger, origine opération de politique extérieure, inaugure une reprise de l’expansion qui ira s’amplifiant sous la Monarchie de Juillet, le Second Empire et plus encore la Troisième République.
Ainsi s’est constitué le second empire colonial français, même si l’opinion et le personnel politique ne vibrent pas unanimement, loin de là, aux entreprises et aux succès de leurs soldats, de leurs fonctionnaires, de leurs missionnaires.
Pourtant, avec la fin des opérations de conquête, les Français se rallient, de plus en plus nombreux, idée de l’empire, à laquelle l’Exposition de 1931 les sensibilise davantage. Au lendemain de la Libération, ils communient brièvement dans l’illusion de constituer avec les peuples d’outre-mer une grande » Union française fraternelle « .
Or la Seconde Guerre mondiale, avec l’entrée en scène de puissances extra-européennes, a profondément ébranlé un édifice tenu pour indestructible. Avec une répugnance tempérée de résignation, la France se défera en peu d’années de l’essentiel de ses possessions: dans le sang et le drame (Indochine, Algérie…), ou bien dans la concertation (Afrique noire). Le prestige de De Gaulle, qui comprit, en dépit de ses préférences personnelles, la nécessité historique de cette évolution, aida grandement la nation à franchir ce cap.
Poète et président, dirigeant africain et académicien français, Léopold Sédar Senghor dit de lui-même : » J’ai été un être déchiré « . Dans cet essai, Jean-Pierre Biondi souligne que la démarche constante de Senghor aura consisté à dépasser ce déchirement pour atteindre une symbiose perçue comme » le fruit savoureux des contradictions « . Contradictions pour l’enfant sénégalais, entre les traditions animistes et l’école des Pères du Saint-Esprit ; pour le » khâgneux noir » de Louis-le-Grand, entre les explorations poétiques avec son condisciple Georges Pompidou et la révélation de la négritude avec l’Antillais Aimé Césaire ; pour le professeur du lycée de Saint-Maur, entre une calme carrière d’enseignant et l’appel du Sénégal qui le fait » tomber en politique » ; pour le député de la brousse, entre les velléités assimilationnistes de la IV République et le souffle indépendantiste venu du tiers-monde. Symbiose qui s’affirme avec éclat lorsque Senghor, tout en assumant pendant vingt ans les fonctions de président de la République du Sénégal, se veut également » militant de la poésie « . En 1979, un an avant de quitter le pouvoir volontairement et discrètement, il évoque une question souvent posée : » S’il fallait choisir, que voudriez-vous sauver de votre triple vie d’homme politique, de professeur et de poète ? » et répond : » Mes poèmes, c’est l’essentiel. «
« Jour après jour, s’insinuant en moi à pas de loup, la mer a accompli sa tâche. Elle m’a envahie, a noyé tous les paysages de la mémoire, et les bougies de l’enfance se sont éteintes. Mais on a beau laver son corps, le savonner et le parfumer, l’odeur de la peau finit toujours par remonter. Ils ont retrouvé ma piste la nuit dernière. »
Dans une île des Caraïbes, vit Marie-Eve, une femme apparemment comblée. A la veille d’un vernissage qui va assurer sa consécration, elle rencontre un couple étrange, qu’elle a peur de reconnaître.
Commence alors un long voyage intérieur qui nous conduit au Gabon, puis sur les rives du Congo. Au centre du roman une histoire d’amour dans une Afrique ensoleillée, qui danse et chante ; une Afrique qui veut demeurer attachée à d’anciennes croyances et, dans le même mouvement, s’interroge sur sa place dans ce siècle de vitesse. La narratrice nous fait découvrir une société sur laquelle elle pose un regard affectueux, souvent ironique, toujours lucide. Au-delà d’un pays, c’est une plongée dans la profondeur d’un être décidé à aller jusqu’au bout d’elle-même. Il lui faudra franchir le fleuve, changer de paysage, aborder l’autre rive.
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