| Poids | 0,34 kg |
|---|---|
| Dimensions | 20 × 12 × 2,5 cm |
Histoire de mon fils roman
$33,97
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| Catégorie | Romans étrangers |
|---|---|
| Tag: | Harmattan |
| Poids | 0,34 kg |
|---|---|
| Dimensions | 20 × 12 × 2,5 cm |
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Un soir de novembre 1994, Saleh Omar, soixante-cinq ans, débarque aéroport de Londres, un faux passeport en poche au nom de Mahmud. Dans son ancienne vie, sur l’île de Zanzibar, Saleh possédait une boutique, était marié et père de famille. Aujourd’hui, serrant contre lui un petit sac dans lequel se trouve son bien le plus précieux, une boîte en acajou contenant de l’encens, il demande l’asile à un pays qui ne veut pas de lui. Lorsque le fils du vrai Mahmud apprend que Saleh est en Angleterre, le passé ressurgit brusquement. Confrontés aux clichés que plaquent sur eux les Anglais, les deux hommes se racontent leurs véritables histoires, près d’une autre mer.
Quand on a dix-sept ans comme Milton, à Londres, en 1625 et qu’on vient de se faire renvoyer momentanément de l’université de Cambridge pour rébellion intellectuelle, tout ou presque semble subitement possible. Une rencontre, par exemple, au détour d’une ruelle, avec Amaryllis. Cette Éthiopienne, cette créature de rêve au nom de fleur accueille le jeune homme tantôt dans une crapaudière tendue de peaux de bêtes, tantôt sur une gondole d’amour descendant la Tamise. Elle a connu la peste et l’errance en Italie. Lorsque Milton s’en retourne vers Cambridge et ses études, il ignore encore quelles seront les couleurs de son avenir, mais il se sait métamorphosé, engagé pour la vie. Qu’est-ce qu’une muse ? Un fantasme de poète ? Une extraterrestre ? Quelle est la véritable identité de la belle câpresse qui déniaise, initie, inspire le jeune Milton ?Dans ce roman aux proportions parfaites, qui est aussi un long poème en prose, Paul West explore hardiment les mystérieuses et scandaleuses affinités de la sauvagerie et du génie artistique. À la fois brut et ciselé, barbare et raffiné, le style de Paul West réaffirme à chaque phrase cette vision d’un monde non conformiste de création et de liberté où les extrêmes peuvent parfaitement se rejoindre.
Le sourire de Jean s’ouvrait grand comme les bras d’un ami chaleureux, c’était une belle maison à la porte ouverte qui vous invitait à entrer et vous enjoignait de rester longtemps. C’était le printemps après un long hiver…À la naissance, en voyant ses grandes mains, Papa avait dit : » Peut-être qu’il sera gardien de but, plus tard. » À quoi Mami avait répliqué : « Ou peut-être simplement qu’il saura s’accrocher. Il en aura besoin. » Et effectivement, le petit Jean va en avoir besoin. Réfugié du Congo avec ses parents, il va devoir affronter très tôt une vie difficile à Londres. Alors qu’à Kinshasa son père allait devenir médecin et sa mère institutrice, ils sont désormais l’un vigile le jour et homme de ménage le soir, assistante de cantine scolaire pour l’autre. Dans le très petit appartement, on héberge aussi occasion d’autres réfugiés congolais – solidarité oblige – même si l’argent manque toujours. Et Jean s’accroche : il faut à tout prix réussir école. Heureusement, il y a aussi les copains et les parties de foot… Mais au-dessus de cette turbulente et si attachante tribu, où personne n’a de papiers en règle, plane la menace de l’expulsion – décrétée comme le dit amèrement « Papa », « par des gens que nous ne connaissons pas et qui ne nous connaissent pas… »
L’expédition conduite par Erik Larsson intérieur du continent sud-africain se termine par un désastre : le guide se suicide, les porteurs s’enfuient, les deux Blancs qui l’avaient conçue meurent. Elisabeth Larsson reste seule survivante, au milieu de l’immense veld. Apparaît Adam, un esclave en fuite, qui a suivi le convoi de loin. Cette femme blanche, cet homme noir que tout sépare vont cheminer ensemble des mois, vers ce qu’ils appellent encore la civilisation. Mais le vrai cheminement s’accomplit en eux-mêmes à la rencontre l’un de l’autre et de l’amour qui va les unir. On retrouve dans Un instant dans le vent la même langue somptueuse, le même
amour passionné de la terre africaine et la même condamnation des rigueurs de l’apartheid que dans les autres romans d’André Brink. La montée de l’amour entre ces deux êtres est une des plus belles choses qui aient été écrites.
Des deux côtés de l’avenue la foule compacte, contenue par des soldats en armes. Dans les tribunes, des notables hypocrites et corrompus. La chaleur, la poussière. Lentement la limousine s’avance vers le palais présidentiel. A son bord, Hypolithe Berger, le nouveau maître du pays. Ivre du pouvoir conquis. Amer de l’angoisse qui toujours lui taraude le ventre. Commence alors le monologue aux accents shakespeariens d’un voyou devenu tyran, le récit d’une destinée implacable. Défilent les six années de luttes et de crimes, l’ascension jonchée de cadavres, le jeu du mensonge et de la vengeance qui ont noyé l’espérance dans le sang.
Reviennent aussi l’enfance perdue, la solitude, la hantise du sort réservé aux assassins. Y a-t-il un salut pour celui qui s’est abandonné à la folie du pouvoir ? Avec cette confession furieuse, cynique et tendre qui inaugure
immanquablement un règne de terreur, l’Afrique se raconte. L’Afrique livrée à la barbarie, prise aux entraves de l’Histoire, hier comme aujourd’hui.
Meheret, journaliste éthiopienne, et Mano, comédien métis sud-africain, vivent à Paris mais courent le monde, engagés qu’ils sont dans la lutte contre l’apartheid. La première partie du livre se présente comme une longue lettre de Meheret à son futur enfant. Elle lui présente sa famille – fantastique galerie de portraits où voisinent l’empereur Haïlé Sélassié et Guebre Gsiaber le boiteux, champion de tango d’Ethiopie. Elle brosse également le portrait de son père Mano, le doux révolté, leurs amours, le piège tendu à Mano dans son propre pays et sa condamnation à mort. La seconde partie a pour auteur Mano qui, en prison, écrit une série de lettres à son propre père et, ainsi, raconte sa mission, son procès, sa condamnation, ainsi que le scénario d’un film qui évoque la mort lente d’un détenu politique. Au fil de ces portraits, de ces scènes tour à tour truculentes (le récit de la vie de Fausto Coppi conté « tout compagnolo » par un vieux Voltaïque est un régal) et désespérantes (tel le dialogue d’intellos tiers-mondistes au bord de la piscine du grand hôtel d’Ouagadougou), une certitude s’impose : Breyten Breytenbach est un grand écrivain. Ce livre est son premier roman.
Ben Du Toit est un Afrikaner bien tranquille – un père de famille sans histoire que rien ne distinguerait de ses quatre millions de frères et sœurs bien tranquilles, sûrs d’eux-mêmes et de leur supériorité. Jusqu’au jour où Ben veut savoir. Savoir pourquoi le jeune fils de Gordon, le jardinier noir de l’école où il enseigne, a disparu sans laisser de trace dans les locaux de la police sud-africaine. Savoir pourquoi Gordon va disparaître à son tour, qui cherchait à connaître la vérité sur la mort de son fils. Savoir ce qui se cache sous les versions officielles. Savoir, par exemple, ce qui s’est vraiment passé à Soweto. Savoir au fond ce qu’est la vie de ces millions de Noirs qu’il a côtoyés toute sa vie sans les voir. Mais au pays de l’apartheid, il ne fait pas bon vouloir trop en savoir. Le long de son douloureux chemin de Damas, Ben va peu à peu le découvrir. Et l’amour de Mélanie, engagée dans le même combat que lui, ne le protégera pas de la machine infernale qui s’est mise en marche. Implacablement.
André Brink est né en Afrique du Sud en 1935. Il est professeur de littérature contemporaine à Rhodes University. Toute son oeuvre est publiée en France aux Editions Stock. Une saison blanche et sèche avait été couronné par le Prix Médicis étranger en 1980. Ce roman est aujourd’hui porté écran par Euzhan Palcy, avec parmi les acteurs principaux, Donald Sutherland et Marlon Brando.
En 1935, les troupes de Benito Mussolini envahissent l’Ethiopie avec le soutien des ascari, ces combattants érythréens enrôlés dans l’armée coloniale italienne. Vaincu, l’empereur Hailé Sélassié s’exile en Angleterre. En son absence, la résistance s’organise. Telle est la trame historique de ce roman qui a pour héros Kidane – un chef de guerre glorieux -, sa femme Aster et Hirut, une orpheline récemment devenue leur servante. Lorsque Kidane lève une armée et part au combat, les femmes refusent de se cantonner à un rôle secondaire et prennent les armes à leur tour. Peu à peu, l’espoir renaît dans le camp des rebelles, en dépit des atrocités commises par l’armée d’occupation et ses supplétifs indigènes sous les ordres du colonel Carlo Fucelli.
A travers le récit croisé de personnages confrontés à une violence extrême, Le Roi fantôme met en lumière un pan méconnu de l’histoire de l’Ethiopie et souligne le rôle éminent qu’y ont joué les femmes. Porté par une écriture lyrique et un puissant souffle épique, ce roman inspiré par les archives familiales de Maaza Mengiste est une véritable Iliade africaine.
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